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Psychopraticien : 5 clés pour bien le choisir et comprendre son rôle

Gildas GarrecPsychopraticien TCC
Lecture : 12 min

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En bref : Psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychopraticien exercent des métiers distincts qu'il est crucial de différencier pour choisir le professionnel adapté à vos besoins. Le psychopraticien est un professionnel de l'accompagnement psychologique formé à des méthodes validées comme la TCC ou l'EMDR, sans être médecin ni pouvoir prescrire des médicaments. Contrairement à une idée reçue, sa formation est exigeante : 3 à 5 ans minimum, avec travail thérapeutique personnel et supervision continue, même s'il n'est pas réglementé par l'État. Tandis que le psychiatre pose des diagnostics et prescrit des traitements médicamenteux, et le psychologue universitaire réalise des bilans psychologiques, le psychopraticien se concentre sur l'accompagnement concret orienté vers les solutions. Un bon praticien adhère à des syndicats professionnels imposant un cadre éthique strict, garantissant la qualité et la transparence de sa pratique.
En bref : La distinction entre psychopraticien, psychologue et psychiatre reste source de confusion pour beaucoup. Un psychopraticien est un professionnel de l'accompagnement psychologique formé à des méthodes thérapeutiques validées, comme les TCC ou l'EMDR, pour aider face aux difficultés émotionnelles ou comportementales. Contrairement au psychiatre, il ne pose pas de diagnostic médical ni ne prescrit de médicaments. Contrairement au psychologue, il n'a pas suivi un cursus universitaire protégé par la loi, mais doit justifier d'une formation longue (3 à 5 ans), d'une thérapie personnelle et d'une supervision régulière auprès de syndicats professionnels. Le choix dépend de vos besoins : optez pour un psychopraticien si vous recherchez un accompagnement concret orienté vers les solutions, sans nécessiter une prise en charge médicale.

Vous avez entendu parler de « psychopraticien » sans vraiment savoir ce que cela signifie ? Vous n’etes pas seul ou seule. Entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychopraticien, il est parfois difficile de s’y retrouver. Pourtant, comprendre ces distinctions est essentiel pour choisir le où la professionnel·le qui correspond vraiment à vos besoins.

Je suis Gildas Garrec, psychopraticien spécialisé en thérapies comportementales et cognitives (TCC) a Nantes, et je vous propose de faire le tour de la question en 5 minutes.

Psychopraticien : une définition claire

Un psychopraticien ou une psychopraticienne est un·e professionnel·le de l’accompagnement psychologique qui utilise des méthodes de psychotherapie validées pour aider ses patient·e·s a surmonter leurs difficultés émotionnelles, comportementales ou relationnelles.

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Le terme « psychopraticien » a été adopte en 2010, à la suite du decret d’application de la loi de 2004 reglementant l’usage du titre de psychotherapeute.

Avant cette date, de nombreux et nombreuses praticien·ne·s exercaient sous le titre de psychotherapeute. Depuis, ce titre est reserve aux professionnel·le·s inscrit·e·s au registre national des psychotherapeutes (principalement les psychiatres, psychologues et médecins ayant suivi une formation complémentaire).

Les psychopraticien·ne·s ont alors choisi ce nouveau titre pour continuer à exercer en toute transparence, en s’appuyant sur leurs formations et leurs competences.

Ce que fait concrètement un psychopraticien

Au quotidien, un psychopraticien :

  • Accueille et écoute : il où elle crée un espace de parole sécurisant, sans jugement.
  • Évalué la situation : à travers des entretiens structures, il où elle identifié les difficultés et les objectifs de la personne.
  • Propose un accompagnement adapté : en s’appuyant sur des méthodes éprouvées (TCC, EMDR, thérapies humanistes, etc.).
  • Accompagne le changement : séance après séance, il où elle aide la personne a développer de nouvelles stratégies pour mieux vivre.
Le psychopraticien ne pose pas de diagnostic médical et ne prescrit pas de médicaments. Son rôle est centre sur l’accompagnement et le soutien psychologique.

Psychopraticien, psychologue, psychiatre : quelles différences ?

C’est probablement la question que l’on me pose le plus souvent. Voici un tableau synthetique pour y voir clair :

Le où la psychiatre

Le où la psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale. Après 10 a 12 ans d’études de médecine, il où elle peut poser un diagnostic psychiatrique et prescrire des médicaments (antidepresseurs, anxiolytiques, etc.). Les consultations sont remboursees par la Sécurité sociale.

Le où la psychologue

Le où la psychologue a suivi un cursus universitaire de 5 ans en psychologie (Master). Il où elle peut réaliser des bilans psychologiques, des tests et proposer un suivi thérapeutique. Le titre de psychologue est protégé par la loi. Depuis 2022, le dispositif MonParcoursPsy permet un remboursement partiel des séances.

Le où la psychotherapeute

Depuis 2010, le titre de psychotherapeute est reglemente. Il est reserve aux professionnel·le·s inscrit·e·s au registre national, après validation d’une formation en psychopathologie clinique (au minimum 400 heures de formation theorique et 5 mois de stage).

Le où la psychopraticien·ne

Le où la psychopraticien·ne a généralement suivi une formation longue et approfondie dans une ou plusieurs méthodes de psychotherapie (souvent 3 a 5 ans). Il où elle est forme·e à la relation d’aide et a l’accompagnement thérapeutique.

Le titre n’est pas reglemente par l’État, mais les praticien·ne·s sérieux·ses adherent à des syndicats professionnels (SNPPsy, FF2P, AFFOP) qui imposent un cadre deontologique strict.

L’essentiel a retenir : chacun·e de ces professionnel·le·s répond à des besoins différents. Un psychopraticien est particulièrement adapté si vous cherchez un accompagnement concret, oriente vers les solutions, sans nécessairement avoir besoin d’un diagnostic ou d’une prise en charge médicale.

La formation d’un psychopraticien : un parcours exigeant

Contrairement à une idée reçue, devenir psychopraticien ne s’improvise pas. Un·e psychopraticien·ne sérieux·se a suivi un parcours rigoureux :

  • Une formation longue : généralement 3 a 5 ans dans une école reconnue, avec un minimum de 1 000 heures de formation selon les critères des syndicats professionnels.
  • Un travail thérapeutique personnel : avant d’accompagner les autres, le où la futur·e praticien·ne doit avoir effectue sa propre thérapie (souvent plusieurs centaines d’heures).
  • Une supervision régulière : même après l’obtention du certificat, la supervision par un·e pair·e est obligatoire pour maintenir la qualité de la pratique.
  • Une formation continue : les méthodes evoluent, les connaissances aussi. Un·e bon·ne praticien·ne se forme tout au long de sa carrière.
Pour ma part, je me suis forme aux thérapies comportementales et cognitives (TCC) ainsi qu’a d’autres approches complémentaires. Vous pouvez consulter le détail de mes certifications et formations pour plus de transparence.

Les méthodes utilisées par les psychopraticien·ne·s

Les psychopraticien·ne·s peuvent se spécialisér dans différentes approches. Voici les plus courantes :

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC)

Les TCC sont parmi les approches les plus validées scientifiquement. Elles travaillent sur le lien entre pensées, émotions et comportements. De nombreuses études (notamment une méta-analyse publiee dans Cognitive Behaviour Therapy en 2012 par Hofmann et al.) ont démontré leur efficacité sur l’anxiété, la dépression, les phobies et les troubles obsessionnels compulsifs.

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L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing)

Recommandée par l’OMS et la Haute Autorite de Santé pour le traitement du stress post-traumatique, l’EMDR utilise des stimulations bilaterales (mouvements oculaires) pour aider le cerveau a retraiter les souvenirs traumatiques.

Les approches humanistes

Fondees sur les travaux de Carl Rogers, ces approches mettent l’accent sur l’écoute empathique, le non-jugement et la capacité de la personne a trouver ses propres solutions.

La gestalt-thérapie

Cette approche se concentre sur le « ici et maintenant », sur la façon dont la personne entre en contact avec son environnement et sur la prise de conscience de ses schémas relationnels.

Comment bien choisir son psychopraticien ?

Voici les critères essentiels pour faire un choix eclaire :

  • Verifier la formation : demandez quelles formations ont été suivies, dans quelles écoles, et sûr quelle durée. Un·e praticien·ne transparent·e n’a aucun problème a répondre à ces questions.
  • S’assurer de l’adhesion à un syndicat professionnel : les syndicats comme le SNPPsy où la FF2P imposent un code de deontologie strict, une supervision obligatoire et une formation continue.
  • Identifier la méthode : assurez-vous que l’approche utilisée correspond à vos besoins. Les TCC sont par exemple particulièrement adaptees pour l’anxiété et les phobies, tandis que d’autres approches conviennent mieux à un travail en profondeur sur l’histoire personnelle.
  • Écouter votre ressenti : la qualité de la relation thérapeutique est le premier facteur de réussite d’une thérapie, comme le montrent les travaux de Bruce Wampold (2001). Vous devez vous sentir en confiance et respecte·e.
  • Verifier les aspects pratiques : tarifs, durée des séances, frequence, possibilité de consultation en visio, politique d’annulation.
  • N’hesitez pas a consulter la page A propos de Gildas Garrec pour en savoir plus sur mon parcours et ma façon de travailler.

    Le psychopraticien est-il rembourse ?

    C’est une question légitime. Les consultations chez un psychopraticien ne sont pas remboursees par la Sécurité sociale, contrairement aux consultations chez un psychiatre.

    Cependant, de plus en plus de mutuelles prennent en charge tout ou partie des séances de psychotherapie, y compris chez les psychopraticien·ne·s. Il est recommande de vérifier auprès de votre mutuelle le nombre de séances couvertes et le montant rembourse.

    Certaines mutuelles remboursent entre 3 et 10 séances par an, a hauteur de 30 a 60 euros par séance. C’est un argument supplementaire pour bien se renseigner avant de commencer un suivi.

    Quand consulter un psychopraticien ?

    Il n’est pas nécessaire d’aller mal pour consulter. Un psychopraticien peut vous accompagner dans de nombreuses situations :

    • Anxiété, stress chronique ou crises d’angoisse
    • Périodes de transition (deuil, séparation, changement professionnel)
    • Difficultés relationnelles ou affectives
    • Manque de confiance en soi ou d’estime de soi
    • Besoin de mieux se connaître et de développer ses ressources
    • Gestion des émotions difficiles (colère, tristesse, culpabilité)
    • Accompagnement d’un trouble diagnostique en complement d’un suivi médical
    Si vous vous posez la question de consulter, c’est probablement que le moment est venu. Vous pouvez prendre rendez-vous directement pour un premier échange sans engagement.

    Conclusion

    Le psychopraticien est un·e professionnel·le de l’accompagnement psychologique, forme·e à des méthodes de psychotherapie reconnues, qui aide ses patient·e·s à traverser les difficultés de la vie et a développer leur bien-être.

    Ce n’est ni un médecin, ni un psychologue, mais un·e praticien·ne spécialisé·e dans la relation d’aide, dont la légitimité repose sur la qualité de sa formation et de sa pratique.

    Le plus important n’est pas le titre, mais la competence, la formation et surtout la qualité de la relation que vous établissez avec votre praticien·ne.

    Si vous souhaitez en savoir plus sur mon approche ou échanger sur votre situation, je vous invité a me contacter ou a consulter mes certifications.


    A retenir :
    >
    Un psychopraticien est un·e professionnel·le de l’accompagnement psychologique forme·e à des méthodes de psychotherapie validées. Le titre existe depuis 2010, après la reglementation du titre de psychotherapeute. Un·e bon·ne psychopraticien·ne a suivi une formation longue (3 a 5 ans minimum), effectue un travail personnel et pratique la supervision. Les consultations ne sont pas remboursees par la Secu, mais de nombreuses mutuelles les prennent en charge. Le critère le plus important pour choisir : la qualité de la relation thérapeutique et la transparence du ou de la praticien·ne sur sa formation.

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    FAQ

    Comment reconnaître Psychologie pratique au travail avant que la situation devienne grave ?

    Définissez le psychopraticien, son rôle en psychothérapie et les critères essentiels pour sélectionner le professionnel adapté à vos besoins. Les signaux précoces incluent un doute de soi qui n'existait pas avant la relation avec cette personne, des symptômes physiques de stress spécifiques au travail, et une remise en question systématique de votre perception de la réalité.

    Quelles protections juridiques existent contre Psychologie pratique en France ?

    En France, le Code du travail reconnaît le harcèlement moral quand des comportements répétés ont pour effet de dégrader les conditions de travail et d'affecter la dignité, la santé physique ou mentale de la victime. La médecine du travail et les ressources humaines constituent les premiers relais à activer.

    La TCC peut-elle aider à récupérer psychologiquement après Psychologie pratique ?

    Oui. La TCC cible directement les distorsions cognitives induites par l'environnement toxique — notamment le doute de soi et la culpabilité intériorisée. Un protocole de 8 à 12 séances permet de restaurer une perception précise de la réalité et de reconstruire la confiance professionnelle.
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    Gildas Garrec, Psychopraticien TCC

    À propos de l'auteur

    Gildas Garrec · Psychopraticien TCC

    Psychopraticien certifié en thérapies cognitivo-comportementales (TCC), auteur de 16 ouvrages sur la psychologie appliquée et les relations. Plus de 900 articles cliniques publiés sur Psychologie et Sérénité.

    📚 16 livres publiés📝 900+ articles🎓 Certifié TCC