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10 signes que vous traversez une vraie difficulté (pas juste une mauvaise journée)

Gildas GarrecPsychopraticien TCC
Lecture : 14 min

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En bref : Un débordement émotionnel persistant, un sommeil perturbé, l'évitement des situations, des relations qui se dégradent, des symptômes physiques inexpliqués, une rumination mentale sans fin et des difficultés à fonctionner au quotidien sont des signes concrets qu'un accompagnement psychologique professionnel pourrait être bénéfique, selon le psychopraticien Gildas Garrec. Si tout le monde traverse temporairement du stress et des émotions difficiles, ces indicateurs d'alerte deviennent préoccupants lorsqu'ils durent plus de trois semaines, empêchent un fonctionnement normal ou créent des cycles d'évitement qui rétrécissent progressivement la vie. Les études montrent qu'environ une adulte française sur cinq connaîtra un trouble anxieux au cours de sa vie, et qu'environ trente pour cent souffrent de troubles du sommeil, les thérapies cognitivo-comportementales étant reconnues comme un traitement de première intention efficace pour de nombreuses problématiques. Les symptômes psychosomatiques comme des douleurs chroniques sans explication médicale, les difficultés relationnelles et l'incapacité à prendre des décisions ou à interrompre des pensées négatives répétitives sont des signaux tout aussi importants. Se demander « Devrais-je consulter ? » témoigne déjà d'une forme d'intelligence émotionnelle et de conscience de soi ; reconnaître que quelque chose ne va pas demande du courage, et chercher de l'aide n'est ni un signe de faiblesse ni la preuve que les problèmes sont assez graves pour justifier une intervention.

« Devrais-je consulter quelqu'un ? » Si vous vous posez cette question, c'est déjà un premier signe d'intelligence émotionnelle. Reconnaître que quelque chose ne va pas – ou simplement que les choses pourraient aller mieux – demande du courage et une bonne connaissance de soi.

Pourtant, beaucoup de personnes hésitent pendant des mois, parfois des années, avant de chercher de l'aide. Les raisons sont variées : peur d'être jugée, sentiment que « ce n'est pas si grave », conviction qu'il faudrait y arriver seule, ou simplement méconnaissance de ce qui nous attend.

Je suis Gildas Garrec, psychopraticien spécialisé en TCC, et je vais vous présenter 10 signes concrets qui suggèrent qu'un accompagnement professionnel pourrait vous aider. Aucun de ces signes ne constitue un diagnostic. Ce sont plutôt des indicateurs — des signaux que votre esprit et votre corps vous envoient.

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Signe n°1 : Vos émotions vous submergent fréquemment

Tout le monde ressent des émotions intenses. C'est normal et sain. Ce qui mérite attention, c'est lorsque ces émotions deviennent envahissantes et répétitives :

  • Vous pleurez fréquemment sans raison apparente.
  • Des accès de colère disproportionnés par rapport à la situation.
  • Une anxiété qui ne lâche pas, même dans des moments objectivement calmes.
  • Un sentiment de tristesse persistant qui colore toutes vos journées.
Le problème n'est pas de ressentir des émotions fortes. C'est lorsqu'elles prennent le contrôle et que vous avez l'impression de les subir plutôt que de vivre.

Selon une étude de l'INSERM (2019), environ une adulte française sur cinq connaîtra un trouble anxieux au cours de sa vie. Si l'anxiété est votre quotidien, vous n'êtes ni faible ni seule — et il existe des outils concrets pour la gérer.

Signe n°2 : Votre sommeil est durablement perturbé

Le sommeil est souvent le premier indicateur que quelque chose se joue au niveau psychologique. Les signaux d'alerte incluent :

  • Des difficultés à s'endormir malgré la fatigue (plus de 30 minutes régulièrement).
  • Des réveils nocturnes avec impossibilité de se rendormir.
  • Un sommeil non réparateur : vous dormez vos heures mais vous réveillez épuisée.
  • Des cauchemars récurrents.
  • Une hypersomnie : un besoin de dormir excessif sans jamais vous sentir reposée.
Les troubles du sommeil touchent environ 30 % de la population française selon l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (2020). Lorsqu'ils durent plus de trois semaines, une évaluation professionnelle est recommandée.

La TCC de l'insomnie (TCC-I) est d'ailleurs reconnue comme le traitement de première intention par la Haute Autorité de Santé, avant même les somnifères.

Signe n°3 : Vous évitez de plus en plus de situations

L'évitement est un mécanisme de protection naturel. Mais lorsqu'il s'installe sur le long terme, il rétrécit votre vie :

  • Vous déclinez de plus en plus souvent les invitations sociales.
  • Vous repoussez des décisions importantes (professionnelles, amoureuses, administratives).
  • Vous évitez certains lieux, certaines personnes ou certains sujets de conversation.
  • Vous remettez à plus tard ce qui vous fait peur, même quand c'est important pour vous.
Ce cycle d'évitement est au cœur de nombreux troubles anxieux. Plus on évite, plus la peur se renforce, et plus on évite. C'est précisément le mécanisme que les thérapies cognitivo-comportementales peuvent désamorcer, en vous accompagnant pas à pas.

Signe n°4 : Vos relations se dégradent

Les difficultés psychologiques ont presque toujours des répercussions sur les relations :

  • Des conflits répétés avec votre partenaire, toujours sur les mêmes sujets.
  • Un isolement progressif : vous vous éloignez de vos amis ou de votre famille.
  • Le sentiment d'être incomprise, même par vos proches.
  • Une dépendance excessive aux autres ou, à l'inverse, une incapacité à créer du lien.
  • Des difficultés à poser des limites ou à exprimer vos besoins.
Si vos relations sont une source constante de souffrance plutôt que de soutien, un travail thérapeutique peut vous aider à comprendre vos schémas relationnels et à développer des interactions plus satisfaisantes.

Signe n°5 : Vous ressentez des inconforts physiques inexpliqués

Le corps et l'esprit sont étroitement liés. Quand le psychisme souffre, le corps parle souvent à sa place :

  • Des douleurs chroniques (dos, ventre, tête) sans cause médicale identifiée.
  • Des tensions musculaires persistantes, en particulier dans la nuque et les épaules.
  • Des troubles digestifs récurrents (côlon irritable, nausées).
  • Une fatigue chronique que le repos ne soulage pas.
  • Une oppression thoracique, une sensation d'étouffement.
Ces symptômes psychosomatiques sont très fréquents. Selon une étude publiée dans Psychosomatic Medicine (Henningsen et al., 2018), environ 25 à 30 % des consultations de médecine générale concernent des symptômes sans explication organique claire.

Bien sûr, la première étape est toujours de consulter un médecin pour écarter une cause physique. Mais si les examens sont normaux et que les symptômes persistent, un accompagnement psychologique est souvent la clé.

À lire aussi : Faites notre test d'anxiété existentielle — gratuit, anonyme, résultats immédiats.

Signe n°6 : Vos pensées tournent en boucle sans trouver d'issue

La rumination mentale est l'un des signes les plus fréquents de détresse psychologique :

  • Vous rejouez sans cesse les mêmes scènes dans votre tête.
  • Vous analysez chaque situation sous tous les angles sans parvenir à une conclusion.
  • Les « et si… » occupent une grande partie de vos pensées.
  • Vous avez du mal à prendre des décisions, même simples.
  • Vos pensées négatives semblent tourner en boucle, comme un disque rayé.
La rumination est un facteur majeur d'entretien de la dépression et de l'anxiété. La TCC propose des techniques spécifiques pour interrompre ces boucles de pensée et reprendre le contrôle de votre activité mentale. La FAQ aborde plusieurs de ces mécanismes.

Signe n°7 : Vous peinez à fonctionner au quotidien

Lorsque les difficultés psychologiques impactent votre fonctionnement quotidien, c'est un signal fort :

  • Une baisse notable de votre productivité au travail ou dans vos études.
  • Des difficultés à accomplir des tâches de base (courses, ménage, cuisine).
  • Une procrastination systématique, même sur ce que vous aimez faire.
  • Une perte d'intérêt pour des activités qui vous plaisaient auparavant (ce qu'on appelle l'anhédonie).
  • Le sentiment de « fonctionner en pilote automatique » sans vraiment vivre.
Cette perte de motivation et d'énergie n'est pas de la paresse. C'est souvent le signe que vos ressources psychologiques sont épuisées et qu'il est temps de les recharger avec l'aide d'une professionnelle.

Signe n°8 : Vous utilisez des stratégies d'évitement problématiques

Face à la souffrance, nous développons toutes des stratégies pour tenir. Certaines sont saines (faire du sport, parler à une amie), d'autres deviennent problématiques :

  • Une consommation d'alcool en hausse pour « décompresser » ou « oublier ».
  • Un usage excessif des écrans (réseaux sociaux, séries, jeux vidéo) pour vous anesthésier.
  • Des achats compulsifs qui procurent un soulagement temporaire.
  • Une alimentation émotionnelle (manger trop ou trop peu en réponse au stress).
  • Un travail excessif (workaholisme) comme échappatoire.
Ces comportements ne sont pas des « faiblesses de caractère ». Ce sont des tentatives de gérer une souffrance qui n'a pas trouvé d'autre issue. Un accompagnement thérapeutique permet de comprendre ce que ces comportements compensent et de développer des stratégies plus durables.

Signe n°9 : Un événement difficile continue de vous affecter

Certains événements laissent des marques durables :

  • Une perte qui ne s'apaise pas avec le temps.
  • Une rupture dont vous ne vous remettez pas.
  • Un accident, une agression ou un événement traumatique qui revient en flashbacks.
  • Une perte d'emploi ou un échec professionnel qui a ébranlé votre confiance.
  • Une enfance difficile dont les conséquences se manifestent encore aujourd'hui.
Il n'existe pas de « délai normal » pour traverser une épreuve. Mais si un événement continue de vous submerger après plusieurs mois, si vous vous sentez « bloquée » dans votre processus de reconstruction, c'est un signe qu'un accompagnement professionnel pourrait vous aider à avancer.

Les programmes d'accompagnement que je propose sont spécifiquement conçus pour travailler en profondeur sur ces problématiques.

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Signe n°10 : Vous sentez que quelque chose doit changer

Parfois, il n'y a pas de crise aiguë, pas de symptôme spectaculaire. Il y a juste ce sentiment diffus :

  • « Je ne suis pas heureuse, mais je ne sais pas pourquoi. »
  • « Je sais que je pourrais mieux vivre. »
  • « J'ai l'impression de passer à côté de ma vie. »
  • « Je fais toujours les mêmes erreurs. »
  • « J'aimerais mieux me connaître. »
Ce sentiment est tout aussi valable qu'un symptôme précis. Consulter une professionnelle n'arrive pas seulement quand on est au plus bas. C'est aussi un acte de prévention et de développement personnel. Beaucoup de mes clientes viennent non pas parce qu'elles vont mal, mais parce qu'elles veulent aller mieux.

Combien de signes faut-il reconnaître ?

Il n'y a pas de score minimum. Un seul de ces signes, s'il est persistant et affecte votre qualité de vie, justifie de consulter. Vous n'avez pas besoin de « mériter » de l'aide. Vous n'avez pas besoin que ce soit « assez grave ».

Pour citer la psychologue américaine Lori Gottlieb, autrice de Maybe You Should Talk to Someone : « Vous n'avez pas besoin d'avoir un trouble diagnostiquable pour bénéficier d'une thérapie. Vous avez juste besoin d'être humaine. »

Les obstacles les plus fréquents (et pourquoi les dépasser)

« Je devrais y arriver seule »

Demander de l'aide n'est pas un signe de faiblesse. C'est une compétence. Personne ne reprocherait à une sportive de consulter une coach ou à une musicienne de prendre des cours. La santé mentale mérite le même investissement.

« Ça coûte trop cher »

Le coût est une préoccupation légitime. Cependant, de nombreuses mutuelles remboursent désormais les séances avec un psychopraticien (entre 3 et 10 séances par an pour la plupart). Et investir dans votre bien-être a des effets positifs en cascade sur tous les domaines de votre vie : travail, relations, santé physique. Consultez les tarifs pour plus de détails.

« Je ne sais pas qui contacter »

C'est un obstacle courant. La première étape est simple : prendre rendez-vous. Cette première séance permet de faire connaissance, d'évaluer vos besoins et de voir si le courant passe. Si ce n'est pas la bonne thérapeute pour vous, elle pourra vous orienter ailleurs.

« J'ai peur de ce que je pourrais découvrir »

Cette peur est compréhensible. La thérapie peut remuer des choses difficiles. Mais cela se passe à votre rythme, dans un cadre sécurisant, et vous restez toujours maîtresse du processus. Une bonne thérapeute ne vous poussera jamais au-delà de ce que vous êtes prête à explorer.

Que se passe-t-il lors d'une première séance ?

Si vous n'avez jamais consulté, voici à quoi vous attendre :

  • Accueil : la thérapeute vous met à l'aise et explique le cadre (confidentialité, durée, méthode).
  • Compréhension de votre demande : qu'est-ce qui vous amène ? Quelles sont vos attentes ?
  • Exploration : quelques questions pour mieux comprendre votre situation actuelle et votre histoire.
  • Premiers éclairages : la thérapeute peut déjà vous donner du recul sur ce qui se joue et proposer un cadre de suivi.
  • Décision : vous décidez si vous souhaitez continuer. Il n'y a aucune obligation.
  • La première séance est un échange, pas un examen. Vous n'avez rien de particulier à préparer, juste de l'ouverture et de l'honnêteté.

    À lire aussi : Faites notre test du TDAH adulte – gratuit, anonyme, résultats immédiats. 🔗 Analysez vos conversations avec ScanMyLove — obtenez une lecture objective et structurée des schémas de communication de votre relation.

    Conclusion

    Vous demander « Ai-je besoin d'une thérapeute ? » est déjà une démarche positive. Cela signifie que vous êtes attentive à vous-même et que vous prenez votre bien-être au sérieux.

    Aucun des signes présentés ici ne constitue un diagnostic. Ce sont des repères pour vous aider à évaluer si un accompagnement professionnel pourrait enrichir votre vie. Et il n'y a pas de « bon moment » pour consulter, si ce n'est lorsque vous en ressentez le besoin.

    Si vous vous reconnaissez dans un ou plusieurs de ces signes, je vous invite à me contacter pour un premier échange. Cette démarche ne vous engage à rien, et elle pourrait être le début d'un véritable changement.


    À retenir :
    >
    Consulter une professionnelle n'est pas réservé aux crises graves. Un mal-être diffus ou un désir de changement sont des raisons parfaitement valables. Les 10 signes principaux : émotions débordantes, sommeil perturbé, évitement, relations qui se dégradent, symptômes physiques inexpliqués, rumination, difficultés à fonctionner, stratégies d'évitement problématiques, événement non digéré, sentiment que quelque chose doit changer. Il n'y a pas de « score minimum » : un seul signe persistant suffit à envisager un accompagnement. La première séance est un échange sans engagement. Vous avez le droit d'explorer et de choisir la thérapeute qui vous convient. Demander de l'aide est un acte de courage, pas de faiblesse.

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    FAQ

    Quelles sont les caractéristiques clés des 10 signes que vous traversez une vraie difficulté, pas juste une mauvaise journée ?

    Les traits les plus caractéristiques sont des schémas répétitifs qui impactent le fonctionnement quotidien et les relations interpersonnelles de manière prévisible et souvent auto-entretenue.

    Comment la psychologie cognitivo-comportementale explique-t-elle la psychologie pratique ?

    La TCC analyse la psychologie pratique à travers le prisme des pensées automatiques, des croyances fondamentales et des comportements d'évitement. Ce cadre identifie les mécanismes d'entretien qui maintiennent la difficulté en place et offre des points d'intervention ciblés.

    Quand faut-il consulter un professionnel pour ces difficultés ?

    La consultation est justifiée lorsque ces difficultés impactent significativement votre qualité de vie, vos relations ou vos performances au travail pendant plus de deux semaines. Une praticienne TCC peut proposer un protocole fondé sur les preuves et adapté à votre situation, généralement de 8 à 20 séances selon la sévérité.

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    Gildas Garrec, Psychopraticien TCC

    À propos de l'auteur

    Gildas Garrec · Psychopraticien TCC

    Psychopraticien certifié en thérapies cognitivo-comportementales (TCC), auteur de 16 ouvrages sur la psychologie appliquée et les relations. Plus de 900 articles cliniques publiés sur Psychologie et Sérénité.

    📚 16 livres publiés📝 900+ articles🎓 Certifié TCC